Vanessa Noizet
Affiche du colloque « Art Brut et Matérialité, de l’Imaginaire à l’Œuvre », typographie jaune en pointillés sur halo bleu et fond violet
27 octobre 2014

Des mots à l’œuvre : lecture d’une correspondance de Gaston Chaissac

Cadre
Colloque international « Art Brut et Matérialité : de l’Imaginaire à l’Œuvre »
Lieu
Université Paris Ouest Nanterre, Amphi B2
Ville
Nanterre, France

Ce colloque a pour objectif de se pencher sur la matérialité des œuvres apparentées hier et aujourd’hui à l’Art Brut. Non en raison de la variété des « matériaux » employés ou des diverses « techniques » mobilisées, mais dans la mesure où la prise en compte de la matérialité des œuvres fait partie intégrante et souvent fondatrice du regard et des discours portés sur les œuvres. Il n’y a pas de critères stylistiques ou esthétiques a priori qui définiraient leur spécificité.

Si les matériaux employés peuvent rendre compte de certaines conditions de réalisation, ils indiquent également qu’ils ont été, à un moment donné, poétisés. C’est-à-dire historicisés dans le champ de l’art par un regard. Sur ce point, les œuvres d’art brut fonctionnent comme d’extraordinaires miroirs de nos propres grilles de lecture.

De façon perspectiviste et « constructiviste » (le point de vue crée l’objet), il s’agira de passer les œuvres au « crible » simultané des discours et des dispositifs qui, dans le monde de l’art, ont permis leur émergence, leur conservation et leur exposition.